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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 19:00

 

La prolifération des mouvements indépendants :

 

Au fur et à mesure du temps, les idées des Scouts de France vont s'éloigner de celles de leurs fondateurs. De plus en plus de groupes vont rejoindre d'autres associations déjà existantes et ils baissent toujours en effectifs. De leur côté, les Scouts Unitaires de France plaisent à de plus nombreuses troupes contrairement aux Scouts Saint Georges, par le fait de leur position vis à vis du Motu Proprio et d'une organisation bien adaptée au niveau national, sur la méthode des Scouts de France.

 

Pendant ce temps, le Concile Vatican II continue son chemin. Beaucoup de catholiques contestent ce concile, qui va à l'encontre de l'Église Romaine. Plusieurs de ces fidèles sont des scouts. La messe tridentine est mise de côté, et même si certains curés de village tentent de résister en gardant la messe traditionnelle, ils y ont beaucoup de mal. Cependant, une fraternité de jeunes prêtres avec Monseigneur Lefèbvre existe déjà en Suisse et s'implante de plus en plus en France. Des fidèles demandent de l'aide à cet Évêque pour garder la messe traditionnelle. Ils fondent leur propres paroisses et s'implantent non seulement partout en France mais aussi dans le monde.

 

Tel que le voulait le Père Sevin, les groupes scouts (une meute, une troupe, un clan) se rattachent, dans leur grande majorité, à une paroisse, parfois à une institution catholique. Certaines unités vont donc se constituer autour des paroisses de la nouvelle Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Un nombre important de celles-ci ne rejoignent aucune association existante, étant bien souvent non admises dans ces mouvements : l'aumônerie traditionnelle ne leur convient pas.

 

En 1972, trois groupes scouts du lyonnais et un groupe stéphanois se séparent de la Fédération des Scouts d'Europe, en raison de leur attachement à la messe traditionnelle et de leur refus de l'organisation centralisée des Scouts d'Europe. Celle-ci est très attachée à la Fraternité Saint Josephdans le Lyonnais. Ils créent les « Scouts et Guides Saint Louis ». Ils vont rapidement se diviser en trois groupes : un biffin, alpin et un marin.

 

saint-louis.jpg

promesse chez les Scouts et Guides Saint Louis


En 1973 et en 20 ans,les Scouts de France perdent plus de 40% de leurs effectifs, mais tous ne sont pas allés dans d'autres associations. Certains sont définitivement partis, et la relève est très diminuée. L'année suivante en 1974, la Fédération des Scouts d'Europe déclare près de 20000 membres. D'un autre côté, les Scouts Unitaires de France sont quelques milliers et les Scouts Saint Georges stagnent vers 1500 effectifs.

 

En 1975, la 17ème Paris de la Fédération des Scouts d'Europe se dédouble et crée la 7ème Paris. Ces derniers ont une aumônerie assurée par un curé disant encore la messe de Saint Pie V. Mais ils disparaissent pour se recréer 2 ans plus tard, à l'aide de la 23ème marine de Paris du même mouvement.

 

En 1976, le Père Morandi, figure du scoutisme traditionnel, récupère plus ou moins une troupe de la Fédération des Scouts d'Europe sur Bourg la Reine en région parisienne pour en créer une indépendante. Elle s'attache aux paroisses traditionnelles de la région et ne comprend que la branche masculine. Cependant, la Fédération des Scouts d'Europe ne cesse de croître et compte cette année environ 25000 membres.

 

En 1977, les chefs de la 7ème Paris de la Fédération des Scouts d'Europe sont contraints de quitter l'association. Depuis lors, la troupe hésite à rejoindre les Scouts Saint Georges mais pour certaines raisons ils s'y refusent et disparaissent pour finalement réintégrer le mouvement.

 

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Les routiers de la 7ème Paris au pèlerinage de Chartres

 

En 1977, la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X grandit et récupère l’église Saint Nicolas du Chardonnet. On note la présence de Pierre Géraud, l'un des fondateur de la Fédération des Scouts d'Europe. Aussi, plusieurs marins de sa fédération la quitte et décident de créer une troupe marine sur Paris : les Cadets de France. Au début, ils seront très proches des Scouts Saint Georges. Pierre Géraud, de son côté, reste dans son mouvement.

 

La même année, c'est à la demande de Mgr Lefebvre, fondateur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, et à Clermont-Ferrand, que la nouvelle association des Scouts Notre Dame voit le jour. L'aumônerie des différentes unités sera assurée par les prêtre membres de cette fraternité ou des communautés amies. Ils se font connaître aussi sous le nom de Scouts et Guides Notre Dame de France. Leur insigne ressemble assez aux Scouts et Guides Saint Louis. Des troupes se montent à Nantes, Paris, mais ils vont être surtout constitués de guides et ne dépassent pas les 300 membres dans les années 80.

 

Pendant ce temps, plusieurs unités vont grossir les effectifs de la Fédération des Scouts d'Europe, qui admet, même si c'est difficilement, la messe selon le rite de Saint Pie V. C'est un cas qui s'avère plus facile lorsque les unités se montent aux Scouts Saint Georges ou aux Scouts Notre Dame. En revanche, l'organisation des Scouts Unitaires de France fait en sorte d'éviter les membres fidèlesà la messe de Saint Pie Vet de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X.

 

En 1979, quelques anciens chefs scouts de divers mouvements créent une nouvelle troupe en Aquitaine, rattachée au prieuré de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie Xet des autres paroisses traditionnelles. C'est la 1ère Bordeaux, Troupe Henri de La Rochejacquelein. Ils vont dès leur création, s'associer aux Scouts Notre Dame pour faire leurs activités et leurs formations.

 

Pendant ce temps, des chefs divers de scoutismes ralliés aux catholiques de tradition se rencontrent, notamment les cheftaines Monique Chantéreaux, Irène Rivièreet le commissaire Henri Montalbettiqui sont des Scouts Saint Georges. La même année, la 7ème Paris réintègre une fois de plus la Fédération des Scouts d'Europe.

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